Le 6 avril 2026
Volume 44, Numéro 4
Au temps, en emporte le vent
Opinion

Au temps, en emporte le vent

Parfois il y a des idées qui traversent ma tête et puisqu'il n'y a personne pour me dire de les garder pour moi, elles finissent dans les pages de La vie d'ici. En voici un exemple…

En avril 2022, nous étions quatre ans avant maintenant, ou en prenant le problème autrement pour faciliter la compréhension, il y a quatre ans nous étions en 2022. En changeant le nombre d'année, il est possible de remonter plus ou moins loin dans le temps.

Wow! Incroyable! Quelle découverte!

Pourquoi je ramène le plus facile des truismes? Eh bien pour vous faire réaliser qu'un gros projet qui aurait nécessité plusieurs années serait peut-être terminé aujourd'hui. Retour aux études, lancement d'entreprises, grosses rénovations: tout cela pourrait être terminé à condition de se lancer sans trop d'hésitations.

Heureusement, il n'est pas trop tard. Si la tendance se maintient, dans quatre ou cinq ans, nous serons en 2031 ou 2032, ce qui donne le temps d'ici là de débuter et finir de grands chantiers.

En toute transparence, j'étais bien enrhumé et fiévreux quand cette idée m'est venue, mais depuis développée en une sorte de fear of missing out (peur de rater quelque chose) du passé. Plutôt que d'avoir peur de manquer une opportunité qui s'en vient, je me suis mis à réfléchir à toutes les choses que j'aurais pu terminer depuis 5 ou 10 ans!

Parce que s'il y a un consensus sur le temps, c'est la vitesse à laquelle il s'écoule. À l'école primaire, à regarder l'aiguille des secondes bouger par coups, l'heure était interminable, mais dans la vie d'adulte, un mois disparaît s'en même sans rendre compte! Il suffit donc de se discipliner et les choses avancent toutes seules.

Pour s'aider on peut même s'inventer une vision un peu élastique du temps. Le quinze du mois -date de tombée pour les articles du journal  s'étend jusqu'au 20 en général pour moi, évidemment au grand plaisir de Claire qui attend mon texte pour la mise en page!

Bref, le temps file, qu'on le veuille ou non. Autant en faire un allié plutôt qu'un regret. Dans quelques années, on pourra soit se dire «j'aurais dû», soit simplement constater que c'est fait. Alors, aussi bien commencer aujourd'hui. Pour mal citer Lisa Leblanc, pourquoi faire demain ce qu'on peut faire demain?