Québec Issime: «De Céline Dion à la Bolduc»
Ce 29 août 2026, Rolande et moi étions présents pour cette dernière représentation de l'année par Québéc Issime : « de Céline Dion à la Boulduc », un spectacle éblouissant et « ébloui-sons », qui ratisse large avec une énergie et un enthousiasme peu commun.
Quelle magnifique folie au pays des souvenirs! Une magie qui opère pendant trois heures avec des artistes talentueux et passionnés. La musique, tantôt douce et le plus souvent très rythmée, s'accompagne d'un pas de danse dans un décor envoûtant. La dynamique théâtrale se fait avec une célérité discrète et les effets de lumière mettent en valeur costumes et interprètes. La chanson québécoise française nous rappelle une kyrielle d'artistes qui ont amusé et dynamisé nos jeunes années.
Bravo pour cette rétrospective qui a fait vibrer les vieux murs de l'église Saint-Jacques et le cœur de tous les spectateurs dans l'immense nef accueillante, remplie à capacité. Cette communion avec l'histoire de la chanson québécoise et ses artistes réputés est l'œuvre d'un Shipshois visionnaire, persévérant et audacieux. Il s'agit de M. Robert Doré, une sorte de Ghislain Bouchard, créateur de la «Fabuleuse Histoire d'un Royaume». M. Doré et son fils Pierre ont créé un univers à partir d'une petite chorale à Shipshaw, qui s'appelait «Le Chœur de l'amitié». Au fil des années, notre petit patelin a généré de grandes réussites, qu'on pense à CGI avec Serge Godin et aux familles Doré et Riverin avec la troupe Québéc Issime. Et combien d'autres qui se sont distingués au niveau sportif, politique ou autres. Je suis de ceux qui croient toujours au mérite, à l'excellence, à l'exemplarité, au courage, à l'amitié et à la force de la persévérance éclairée. Longue vie à cette jeunesse débordante d'enthousiasme !
Les personnes qui seraient intéressées à entrer dans l'univers artistique de Québec Issime pourront le faire avec le spectacle de «Décembre » présenté à la période des fêtes 2026.
La bataille de Gaulle, deuxième partie
Dans le feu de l'action, sur le terrain des armes comme sur le plan stratégique, le général de Gaulle garde le cap sur la « France libre », malgré l'immensité et la complexité de la tâche.
Roosevelt, président des États-Unis, profite de la faiblesse du gouvernement d'une France assiégée pour tenter d'imposer ses volontés hégémoniques sur le territoire, avec la complicité d'un Churchill plutôt réticent face à l'impertur-bable de Gaulle. À un moment, on en vient même à faire le lien entre Roosevelt et Trump : le plus fort qui veut imposer sa volonté au plus faible.
Dans cette épopée grandiose, apparaît un allié déterminant pour le général de Gaulle: le général Leclerc. Formidable héros de guerre, trompe-la-mort audacieux, rusé et charismatique, il bénéficie de la confiance absolue de M. de Gaulle. Les deux hommes éprouvent l'un pour l'autre une admiration profonde et partagent une formidable complicité.
Les avancées de Leclerc dans des combats cruels et inégaux seront déterminantes et brouilleront les cartes à l'avantage de la France libre. Sa devise résume bien l'homme: «Ne me dites pas que c'est impossible.» Il sera aux côtés de de Gaulle lors de la libération de Paris.
Quelle puissante fresque historique! Pour évoquer ces héros, je reprendrai ici le mot de Félix Leclerc, gravé sur la pierre tombale de René Lévesque : «Il fait partie de la courte liste des libérateurs de peuple.»
Résurrection d'un métier d'autrefois
Un ancien président de la FADOQ de Shipshaw, que nous ne pouvons nommer et qui demeure sur la route Harvey, ne manque pas d'imagination quand le besoin se fait sentir, comme en fait foi l'anecdote suivante.
Ce jour-là, Patrick T. devait donc s'acquitter de la tâche toujours ingrate et, dans ce cas précis plutôt délicate, d'abattre un arbre costaud sans qu'il ne brise la maison, le garage, la ligne électrique ou le cerveau d'un pas chanceux.
Ne reculant devant rien, il sortit le tracteur et, à l'aide d'une longue corde solide, il relia l'arbre au tracteur, déjà situé dans un axe optimal de chute. Malheureusement, quand la manœuvre de coupe fut achevée et que la traction devint nécessaire, un nœud dans la corde céda et l'arbre, heureusement, ne tomba que sur la piscine hors terre.
Notre homme trouva alors une façon élégante de sortir l'arbre de sa mauvaise posture. Il se servit du milieu aquatique pour le draver comme à l'ancienne, après l'avoir mis en pitounes de quatre pieds.
Une belle leçon de vie pour qui veut en prendre de la graine!
À la boucherie
En attente d'une commande de «baloné» tranché, je demande au jeune préposé s'ils ont en stock du salami Bon Ami.
Il a failli me passer un savon plutôt qu'une réponse !